La mission de Loic TREGUY

7:52 PM Jeremy F. 0 Comments

Aujourd"hui je voulais parler de Loïc, notre président de l'équipe de rugby "S'en Fout Le Score" dont je fais partie mais aussi président de VILLAGE PILOTE, une ONG qui cherche à réinsérer les enfants des rues en milieu familial.
Voici un article sur lui :
http://www.ambafrance-sn.org/IMG/pdf/lettre_passerelle2.pdf

et aussi une belle histoire d'Alé :
Assise sur un canapé, entourée de ses enfants, petits enfants, neveux et nièces, Awa Cheikh Sow, tente en vain de fixer son regard sur l'écran de télévision.
A intervalles réguliers, elle détourne son regard et le pose avec tendresse sur le jeune homme assis à même le sol, dans le coin gauche de la pièce de cette petite maison de Saint-Louis du Sénégal, l'ancienne capitale coloniale de l'Afrique occidentale.Vingt heures auparavant, son fils prodige était revenu à la maison.« J'ai beaucoup pleuré hier », déclare cette une femme frêle, prématurément vieillie par la maladie et le travail. « J'étais tellement contente de retrouver mon fils.A ces paroles, Alé, son fils, un jeune homme au regard timide, incline la tête, comme pour mieux se remémorer la scène de la veille qui semble encore irréelle.Cela faisait plus d'un an et demi qu'elle n'avait pas revu Alé et personne ne savait où il se trouvait jusqu'à son retour. Il était rentré, accompagné de trois jeunes hommes travaillant à Village Pilote, une ONG qui cherche à réinsérer les enfants des rues en milieu familial.« On t'a cherché partout où on nous avait dit qu'on t'avait aperçu. Je pensais que tu étais dans la région de Touba et je comptais [m'y] rendre pour aller te chercher », s'était exclamé son grand frère qui, se trouvant vers les trois hommes, lança : « Merci pour ce que vous faite, c'est vraiment extraordinaire ».« On oblige jamais un jeune à rentrer chez lui », explique Shérif Makhfou Ndiaye, de Village Pilote. « Mais lorsqu'il dit être prêt, on programme son retour.», ajoute-t-il.« Mais du coté des familles, ce n'est pas facile ; on ne sait jamais à quoi s'attendre. Il y a des parents qui n'en ont rien à faire. D'autres sont méfiants car ils pensent qu'on va leur demander quelque chose. Mais je leur explique qu'on est là uniquement dans l'intérêt de leur enfant et la raison pour laquelle on le ramène ».
La rue comme solution pour échapper aux violences
Alé a commencé à fuguer à cause de son frère aîné chez qui il vivait depuis la mort de son père. Sa mère étant partie vivre à Saint-Louis, Alé est resté au village pour aider son frère à travailler dans les champs de riz.
« Lorsqu'il rentrait et qu'il nous voyait, moi, mes amis et mes frères, en train de jouer au lieu de travailler dans les champs, il nous battait », explique Alé. A chaque fois, il se réfugiait à Saint-Louis, dans la petite maison blanche de sa mère. Mais elle le ramenait systématiquement.
En 2004, il a décida de partir loin et d'aller rejoindre les rangs des dizaines de millions d'enfants des rues qu'on compte dans le monde. Selon un rapport de l'UNICEF intitulé « La situation des enfants dans le monde en 2006 », il est impossible de déterminer de façon précise le nombre d'enfants des rues.
Enfants mendiants, heureux d'avoir un repas
Comme la plupart de ces enfants, Alé a très vite appris à être mobile. Ainsi, après sa fugue, il monta à bord d'un « car rapide », un de ces vieux cars de transport jaunes et bleus qui sillonnent le pays, et se rendit dans la ville de Touba, à 169 km de Saint-Louis. Et comme il était sans le sou, il régla la course en cédant sa montre au chauffeur
C'est au cours de sa première nuit à Touba, alors qu'il tentait de trouver un endroit ou dormir, qu'il a rencontré les quatre compagnons qui lui ont appris à mendier et à voler des volailles qu'il revendait ensuite. Pendant trois mois, ils allaient devenir sa seule famille.
Plus tard, il est parti avec trois d'entre eux pour se fixer à 190 km plus loin, à Pikine, une banlieue dakaroise, où, comme tous les enfants dans sa situation, il mendiait et revendait le sucre, le riz, les gâteaux, les arachides qu'on lui donnait en aumône. La nuit, ils dormaient sous les camions garés dans une station-service.
Alé et ses compagnons d'infortune revendaient tout ce qu'ils recevaient dans une porcherie longeant une voie de chemin de fer. Plusieurs familles bissau-guinéennes y vivaient, au milieu des ordures et des cochons qu'elles élevaient.
« Après, on partait au vidéoclub, et toute la journée, nous regardions des films de Jean-Claude Van Dam ou de Jet Li, mon acteur préféré », raconte Alé.
Sauvé des dangers de la rue
En février 2005, Alé intégrait le refuge où, pendant plus d'un an, il vécu avec une quinzaine d'enfants âgés de 8 à 15 ans, la plupart provenant de milieux ruraux, et ayant fui les écoles coraniques dans lesquelles leurs parents les avaient placés.
Depuis qu'il a quitté la rue, Alé n'a revu qu'un seul de ses anciens camarades, à l'occasion d'un match de football organisé par le refuge et auquel participaient les enfants du quartier et ceux de la rue. Il l'a mis en contact avec les animateurs pour qu'il intègre le refuge, mais depuis ce jour, il a disparu.
« Il traînait avec des jeunes qui sniffaient de la colle et avaient une mauvaise influence sur lui. Je ne l'ai plus revu ».
Alé se rappelle qu'il a été conduit au refuge par un des éducateurs du refuge à la suite d'une bagarre de rue.
« Je m'étais battu avec un jeune qui m'avait blessé à la lèvre. Il est parti chercher un couteau et Mamadou [l'un des éducateurs du refuge] est arrivé et m'a ramené au refuge. Le jeune nous a suivi jusque là, le couteau à la main. Mamadou l'a chassé et depuis, je n'ai pas quitté le refuge ».
Les enfants de la rue sont souvent confrontés à la drogue, à la violence et aux abus sexuels
Tout comme les abus sexuels et la drogue, la violence est l'un des nombreux dangers auxquels sont confrontés quotidiennement les enfants de la rue.
« Je n'ai jamais été victime d'agression sexuelle, mais j'ai déjà rencontré des jeunes à qui c'est arrivé », raconte Alé, qui selon Shérif, est l'un des rares enfants du refuge à n'avoir ni subi, ni perpétré ce genre d'abus.
Aujourd'hui, Alé qui a suivi des cours d'alphabétisation à Village Pilote et une formation de boulanger envisage de continuer ce métier à Saint Louis, ou de devenir sculpteur, comme son frère.
«Sans le Village Pilote, je serais encore dans la rue. Je snifferais de la colle, je volerais, je serais dans une prison pour mineur, ou peut être même que je serais mort », affirme t-il, en lançant un regard à sa mère, avant de la rejoindre sur le canapé.

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Séjour des hôtes du sommet de l’OCI : Le bateau Msc Musica 5 étoiles est à Dakar

10:37 AM Jeremy F. 0 Comments


C’est aux environs de 9 heures précises que le Bateau Msc Musica a accosté dans les eaux du port autonome de Dakar (Pad), long de 300 mètres. A son bord, se trouvent les 900 membres de l’équipage et la délégation Sénégalaise dirigée par le capitaine de vaisseau Boubacar Sy, partie de Marseille pour convier le navire vers Dakar. A l’accueil, il y avait les autorités de l’Agence de l’organisation de la conférence islamique (Anoci), Karim Wade et Abdoulaye Baldé, respectivement président et secrétaire exécutif, ainsi que le directeur général du Pad, Bara Sady, et le Haut-Commandant de la gendarmerie, directeur de la justice militaire, le général Abdoulaye Fall. Ces derniers se verront offrir une visite guidée dans cet immense confort flottant.
La visite commence d’abord par la grande salle de réception du Musica avec ses tapis veloutés aux couleurs pastel très visibles. A côté de cette salle d’une capacité de 500 personnes, se trouve une autre grande salle servant pour les spectacles. Elle se distingue par ses fauteuils rouges et ses jeux de lumières et son écran géant. Sa capacité d’accueil est estimée à 1 000 places.

Il est prévu de faire à partir de cette salle les transmissions en directe des travaux du 11è sommet, pour les gens qui ne se déplaceront pas sur le site du Méridien. Un détour du côté des chambres fait oublier que l’on est dans un bateau tant le confort frôle le ridicule. Sur ce plan d’ailleurs, il faut signaler que le bateau-hôtel a une capacité d’accueil de 1 275 chambres qui répondent parfaitement aux exigences en matière d’hôtellerie.


C’est ce qui fait que le navire est le plus souvent sollicité pour accueillir des conférences internationales comme le Sommet de l’Oci. Pour ce présent cas, le Musica devra accueillir les nombreux journalistes venus de l’étranger, ainsi que d’autres hôtes, pour les besoins du sommet de Dakar dont l’ouverture des travaux est prévue demain. Côté réactions, Karim Wade dira être rassuré par la qualité du service offert par le bateau 5 étoiles. Même son de cloche chez Abdoulaye Baldé qui, au terme de la visite, s’est félicité des prestations du navire.

Source SunuGalSene.com

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